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Mois thématique : TDPM & Relations avec l'entourage

Dernière mise à jour : 1 mai

TDPM France vous propose un nouveau format : les mois thématiques.


Pendant plusieurs semaines, nous recueillons des témoignages concernant une thématique (ici, le TDPM et l'impact sur les relations avec l'entourage), pour ensuite les restituer et partager les bonnes pratiques mises en place. Nous faisons également appel à des professionnel.le.s de santé afin de vous proposer leurs conseils.


N'hésitez pas à nous suivre sur Instagram pour être informés des prochains : @tdpm.france



Les conseils proposés dans les témoignages

Les conseils que vous allez lire sont des idées de bonnes pratiques mises en place par des personnes atteintes du TDPM.


Apprendre à se connaître et à connaître le trouble

Décrypter ses émotions pour mieux en parler

Se renseigner sur le TDPM pour mieux le comprendre et mieux le communiquer

Se faire suivre par un.e thérapeute

Trouver ce qui soulage (activité physique, compléments alimentaires, séance bien être...)

Communiquer

Parler ouvertement du trouble et partager de la documentation et des témoignages pour informer et aider à la compréhension.

Prévenir des périodes de crise.

Communiquer le plus clairement possible ses besoins.

Demander de prendre du recul par rapport à ce qui peut être dit pendant ces périodes.

Choisir son entourage

S’entourer de personnes compréhensives et bienveillantes au maximum.

S’éloigner des relations non positives lorsque cela est possible.

Adapter son planning

S’isoler (en prévenant) pour éviter au maximum les situations de stress.

Dire non aux invitations qui peuvent être source de stress ou prendre trop d’énergie.

Prendre du temps pour soi afin de faire des choses qui soulagent.

Rester en télétravail si cela est possible.

Se reposer sur ses proches

Laisser son entourage prendre le relai lorsque cela est possible.

Leur demander de faire “comme si de rien n’était” et d’agir normalement si cela vous aide.

S’adapter aux enfants

Trouver une approche qui correspond à leurs codes (une personne atteinte met une carte “Hulk” pour les prévenir)

Leur rappeler que ce n’est pas lié à eux


Vous faites partie de l'entourage d'une personne atteinte de TDPM ? Des proches ont également proposé des conseils : Communiquer : En parler librement, écouter sans jugement et aider à rationaliser les angoisses Anticiper : Tenir un calendrier des cycles de la personne atteinte afin de pouvoir adapter en amont les périodes difficiles Prendre le relai : Faire le lien avec le reste de l’entourage quand la personne atteinte est incapable d’être en contact avec eux Laisser de l’espace : Ne pas chercher à toujours intervenir, les personnes atteintes ont parfois besoin de se mettre “dans leur bulle”.



Les conseils proposés par des profesionnel.les de santé


Prévoir et anticiper son cycle

Suivre son cycle de manière régulière pour anticiper la phase lutéale permet de mieux se connaître. Communiquer auprès de son entourage pour mieux se faire comprendre et être aidé si besoin.

Etre aidé·e

S’entourer de personnes bienveillantes et à l’écoute.


Se tourner vers des groupes de pairs pour nous et pour l’entourage.

  

Transmettre des ressources (associations existantes) et de la documentation à notre entourage.

Communiquer avec son entourage

Poser par écrit des comportements/échanges ou situations qui nous ont mis en difficultés, ce qu’on a ressenti et ce qui peut nous aider.


Planifier les tâches avec notre entourage pour soulager la charge mentale.

Echanger avec un·e professionnel·le de santé

Trouver un appui après d’un.e professionnel.le de santé mentale: , psychiatre, psychologue, thérapeute, thérapie de couple. 


Parler à son.sa médecin généraliste ou gynécologue.


Suivre une thérapie: EMDR, TCC, etc...

Améliorer son hygiène de vie

Réduire les excitants (tels que le café et le sucre) ainsi que sa consommation d’alcool. 


Pratiquer une activité physique régulière.




Les témoignages recueillis


Un très grand merci à toutes les personnes qui nous ont partagé leurs témoignages 🙏 Ceux que vous allez lire ci-dessous sont partagés sans modification de contenu, seuls les prénoms ont été modifiés afin de garantir l'anonymat.



Témoignage de Mélissa

J'en parle un maximum aux personnes proches de moi, je les préviens quand j'entre dans cette période pour qu'ils soient en mesure de mieux me comprendre et m'accompagner, je parle très ouvertement du TDPM en expliquant ce que c'est et les conséquence que ça a sur moi et mon entourage parce que je sais que quelqu'un qui ne le vit pas peut avoir du mal à comprendre. Ce qui est le plus dur c'est au travail, difficile de parler de ces sujets là pourtant mon TDPM peut parfois m'empêcher de travailler comme je le voudrais Un gros problème aussi c'est que personnellement je me renferme, c'est pour ça que je préviens mon entourage en amont pour qu'ils veillent sur moi même si je sais que je vais les rejeter.. je remets souvent tout en question et surtout mes relations. C'est très compliqué d'avoir une relation de couple stable avec cette maladie.



Témoignage de Marine

Le TDPM a gâché ma relation et m’a fait perdre une personne que j’aime énormément.  La petite histoire ça été le coupe de foudre et à peine deux mois on n’a prit une maison ensemble au début tout allez bien et j’avais déjà mes sauts humeurs sans connaître le TDPM. Les mois passent je vois des moment je me transforme en une autre personne mon ex compagnon était calme très timide et réserver. 


Je sortais du travail à peine arriver dans la maison je me disputais avec lui sans aucune raison. Ou à peine je garais la voiture je le voyais jetai énerver je rentrais sans lui parler et après je redevenais normal et lui réclamai de l’attention Il a eu des matins difficile ou je me levais en crise de larme je remettais tout ma vie en question. Le pauvre il me supportait. Il me réconfortait il vraiment vu de toutes les couleurs entre les crises de larme les moment de dépression la colère sans aucune raison des moments je lui disai de partir

Un jour au cours d’une dispute c’est un peu allé trop loin et c’est là je me suis rendu compte que j’avais un problème car comment une personne si douce et attentionné qui ne faisait rien pour m’énerver. Mon démon voilà comme ça j’appelle mon TDPM se déclenchai sur lui.  Après cette nuit difficile comme par hasard le lendemain je tombe sur une page Instagram qui parle du TDPM en lisant les symptômes je me suis rendu compte que cetai sa mon problème je lui ai en parler mais malheureusement j’avais déjà détruit ma relation


Sans oublier les idées noires ou des moments je remets tout ma vie en question et j’ai envie de me suicider car les choses ne vont pas dans ma vie ou j’ai envie de partir loin Mes relations amicales aussi j’ai perdu beaucoup d’amie par rapport a ça qui me comprenait pas et j’avais de fort excès de colère Au travail en la période TDPM j’ai du mal à me concentrer et je suis très stressé


Niveau nourriture j’ai des grosses fringales de chocolat. Sans oublier la rétention d’eau je me sens lourde mes seins sont énormes je supporte plus mon corps et je mets des linges très larges pour ne pas me sentir étouffer. Là aussi des moment je me regarde dans le miroir je n’aime pas mon corps et me trouve grosse


Aujourd’hui ça va beaucoup mieux avec mon ex compagnon nous sommes restés en bon terme.  Le sport m’aide beaucoup à me calmer J’essaye de me détendre au maximum profiter lire aller à la plage occuper mon esprit. Merci aussi au complément alimentaire car ça m'aide beaucoup.  À cette période j’évite de parler à certaine personne


J’arrive mieux à gérer ma colère maintenant ce n’est pas un sujet tabou depuis je rencontre une personne je lui en parle directement pour pas qu’il soit étonner quand mon démon apparaît Chaque mois est différent j’essaye d’anticiper et passer le plus agréablement la période de TDPM aujourd’hui sa fait 2 mois je n’ai plus autant de symptômes.



Témoignage de Diane

Dans mon quotidien,  ce sont les relations professionnelles les plus difficiles à gérer. A nos proches, famille et amis on peut expliquer facilement, se mettre en retrait quand cela ne va pas fort. Dans le milieu professionnel parler de ces choses là sont compliqués, c'est aussi s'exposer. La gestion des émotions et d'autant plus quand on est manager c'est une question très complexe. En fin d'année dernière avec la pression, j'ai complètement explosé, je me suis mise à pleurer dans mon bureau, je ne pouvais pas m'isoler et tout le monde venait me voir pour des questions sur des dossiers.


Ces pleurs étaient clairement en lien avec la mauvaise période du TDAH, je l'ai sentie dès le réveil que ça n'allait pas aller. J'aurai aimé avoir ce fameux congé menstruel pour rester chez moi. Évidemment à l'entretien annuel on m'a dit que je devais canaliser mes émotions surtout quand on est manager. Parfois ça fou vraiment la merde ce TDPM !!!



Témoignage de Carla

Pour moi le plus difficile à gérer a été la famille. Les amis le tri s'est fait avec le temps, ceux qui restent au final sont ceux qui comprennent.  Je suis diagnostiquée depuis 1 an à peu près. J'ai commencé à comprendre et me renseigner sur le tdpm depuis 3 ans et j'en souffre depuis au moins 8 ans je pense, peut-être beaucoup plus. Je suis mariée depuis 10 ans, 1 fils de 8ans 1/2 et une fille de 5 ans 1/2. C'est pour eux, grâce à eux que j'ai pu découvrir le TDPM et enfin mettre un mot sur mes maux. 


Je culpabilise chaque jour de leur faire vivre mon enfer  et de les entraîner dans ma noirceur mais depuis que nous savons ce que c'est, nous avons pu mettre des choses en place. Depuis cette année réellement cela se passe mieux. 


Avant, 10 jours par mois je voulais divorcer, j'arrivais à insulter mon mari, je faisais des crises d'angoisses, je ne le supportais plus, impossible pour lui de me toucher, tout ce qu'il pouvait dire ou faire n'était pas suffisant ou trop, pas assez attentionné, trop collant, pas assez présent, besoin d'espace...impossible pour lui de savoir quoi faire ou quoi dire. 


Pour mes enfants, hurlements, tout était prétexte à la dispute, les gronder, pas envie de gâtés, pas envie de jouer, envie d'être seule et pourtant besoin d'eux. Comment des enfants de cet âge peuvent s'adapter à une mère qui se transforme en Hulk 10 jours par mois?  Pour moi culpabilité à l'extrême, quelle mère je suis pour faire vivre cela à mes enfants ? Comment mon mari peut-il encore m'aimer après toutes les horreurs que je peux lui dire ?


D'avoir mis un mot sur cet état, cette période,  a été le début du changement,  pour tous. Je me suis renseignée, documentée (merci à vous d'ailleurs pour votre soutien) j'ai pu montrer des témoignages à mon mari. Il a lu des mots, des situations écrites par d'autres et qui pourtant racontaient ce que l'on vivait nous. Je crois que de voir d'autres témoignages lui a permis de comprendre que ce n'était pas que moi. On a beaucoup parlé,  c'est indispensable. On a réussit chacun à exprimer ce que nous ressentons dans ces périodes. J'ai pu aussi lui dire ce dont j'avais besoin dans ces moments là et surtout que ce n'était pas sa faute, que je ne pensais pas ce que je pouvais lui dire dans ces moments là. 


Avec les enfants on appelle ça "ma période Hulk" .quand je sens que ça commence, je mets une carte Marvel miss Hulk en vue dans la cuisine comme ça tout le monde sait. J'ai expliqué aux enfants ce que c'était, comment j'étais pendant cette période et que surtout ce n'était pas leur faute. Je ne suis pas sûre que cela suffise, mais ça aide je crois.  Mon mari est d'un grand soutien, il prend le relais quand il voit que je commence à vriller mais parfois c'est compliqué. 


On vit sur un fil tout le temps, j'essaie d'éviter les situations de stress pendant cette période et je le dis. J'en ai pas encore parlé au travail, mais aux amis et à la famille. J'arrive à dire non à des invitations si je vois que ça tombe mal.


J'ai entamé un travail avec une psy, cela m'a beaucoup aidé à travailler sur mes émotions, à accepter mon état et à pouvoir dire ce que je ressens. Je suis suivie par une sage femme naturopathe qui me donne aussi un traitement homéopathique, compléments(vitamine D, nigari...), je prends des temps pour moi, j'ai beaucoup de fatigue pendant ma période et j'accepte aujourd'hui de ne rien faire parfois sans culpabiliser ( il y a eu des journées ou je ne fais rien à la maison, c'est mon mari qui gère tout)


Tout cela se met en place petit à petit mais je sais que c'est très contraignant pour les autres. 

Toutes vos actions de communication, partage de témoignages sont d'une grande. Grâce à cela j'ai compris ce que j'avais, je me suis sentie moins seule et j'ai pu expliquer à mon mari et entourage ce qu'était le TDPM. cela nous a beaucoup aidé. 



Témoignage de Karen

Pour moi ce qui est le plus compliqué c’est la gestion de mes deux enfants en bas âge. Je ne peux évidemment pas leur demander de comprendre pourquoi je ne tolère aucun bruit et ai même parfois du mal avec le contact physique pendant quelques jours. Moi qui veille à être patiente avec eux le reste du temps, je suis contrainte de m’isoler pour éviter de leur hurler dessus…



Témoignage de Mathilde

Je comprends aujourd'hui avec du recul ce qui s'est passé quand j'étais adolescente quand j'ai commencé à avoir des relations.  J'était du genre très sociable très affectueuse,  Et à chaque relation j'ai quitté mes compagnons de manière imprévisible pour eux, comme sur un coup de tête, alors que quelques jours avant je leur disais que je les aimais très fort et nous nous projetions ensemble. Cela a créé beaucoup d'incompréhension et souffrance chez tous mes ex.  Je me souviens encore de relire leur lettre qui se ressemblent toutes en me disant qu'il ne me comprennent pas sont surpris ... et qu'ils ne comprennent pas pourquoi je suis passé du "je t'aime" à "je te quitte* en quelques jours pour ne pas dire quelques heures. 


Je n'ai jamais conscientiser cela avant de connaître le TDPM. Enfin.. si... autrement , de manière erronée pour moi...  Une fois, lorsque j'étais en thérapie, pour justement la détresse que cela apportais dans mon couple et dans mon quotidien.  Une nouvelle thérapeute que je venais de rencontrer 15 minutes avant m'a posé le diagnostic de "BORDERLINE" sur les épaules avant de clore la séance et de me laisser partir comme ça.  Suite à l'explication de ces changements d'humeurs ds mes relations. (En tout cas dans la relation avec mon compagnon de l'époque, qui est tjs mon compagnon aujourd'hui)

Je venais initialement la voir pour faire une séance d'EMDR en espérant que d'atténuer mes mémoires post-traumatiques de harcèlement du collège puisse atténuer certaines réactions dans mon couple... Je suis sortie de là avec ce diagnostic, n'étant pas ma thérapeute je lui ai dit que j'allais retourner voir ma thérapeute habituelle ds mon secteur(j'avais fait 1h30 de route pour aller la voir) vu qu'elle m'a indiqué ne pas pouvoir faire d'EMDR sur moi suite à mon diagnostic.  JE SUIS SORTIE DE LA DÉSEMPARÉE. Je ne trouve pas ça très professionnel de sa part car si j'avais été vraiment borderline et que je lui avais menti sur mon suivi j'aurais pu sortir de là mettre fin à mes jours car plus d'espoir suite à ce diagnostic et le fait qu'elle m'a indiqué ne pas pouvoir m'aider.. une chance cela ne s'est pas passé comme ça. Bref... 


Ce compagnon c'est aujourd'hui un compagnon que j'ai rencontré il y a 10 ans. D'ailleurs quand nous étions ensemble au bout de quelques années mon frère lui a posé cette question "quel est ton secret ? Je vois ma sœur pleurer régulièrement car elle n'a pas l'air tout à fait heureuse dans votre relation, et pourtant elle est encore là. Et votre relation continue alors que d'habitude, au premier problème ,sur un coup de tête elle quittait sans se retourner tous les hommes avec lesquels elle avait été." Je l'aime plus que je n'ai jamais aimé personne. Cela aide sûrement  c'est la personne la plus douce et bienveillante que je connaisse. 


Pour être honnête aussi je crois que la chose qui a changé, c'est que cet homme-là me laissait vivre ce que j'avais besoin de vivre , dans mon espace ma bulle de liberté et de calme dans les moments où j'étais en difficulté en fin de cycle. Notre relation n'a pas été toute rose non plus, nous avons mis longtemps à comprendre que nos énorme disputes régulières étaient liées avec ma fin de cycle.  Que d'un coup j'en venait à le détester, me détester, avoir envie que tout s'arrête, que ce soit notre couple ou bien ma propre vie" 


Après des années de thérapie les psychologues et psychiatres ont mis le doigt sur le fait que j'étais globalement très équilibré, voyons pas de pathologie particulière chez moi, si ce n'est cette labilité émotionnelle que nous avons réussi à conscientiser comme étant toujours présente une dizaine de jours avant mes règles.


Hallelujah, début de la suite de la compréhension de moi et de la déculpabilisation.  J'avais vraiment l'impression d'être possédé. De ne plus être moi-même dans ces fin de cycles. Ne plus me reconnaître. 


Grâce à un psy qui m'a demandé d'écrire sur plusieurs mois quand est-ce que je me sentais bien et quand est-ce que je me sentais en détresse. C'était flagrant à quel point c'était toujours 10 jours avant les règles que cela arrivait. Enfin s'intensifiant jusqu'au dernier jour avant les règles, où là j'étais capable de tout et du plus terrible. 


Concernant la relation avec mon compagnon actuel, rencontré il y a 10 ans , cela était très difficile et il a pu le verbaliser que c'était insupportable  pour lui et très difficile de vivre tout ce stress en fin de cycle. Un point où il remettait en question le besoin d'être en couple pour lui n'était pas primordiale surtout si c'était autant compliqué et ce malgré tout l'amour que l'on se porte. Je cite "Ce n'est plus possible pour moi de vivre tout ce stress à chaque fois, je suis mieux seul, sans toi, sans ces crises en tout cas "

Ce à quoi je réponds aujourd'hui, que je le comprends car je ressens la même chose si ce n'est que je ne peux pas me séparer de moi même (ou alors cela reviendrait au suicide, que je ne souhaite imposer à aucun de mes proches ) que si j'ai la force de rester pour ce que j'aime. Que ceux que j'aime devrait pourtant avoir la force d'être compréhensif bienveillant et patient durant ces quelques jours par mois. 


D'autres éléments ont fait que j'ai quitté ce compagnon, qui me paraissait desinvestis mais qui étaient finalement démuni.... Et d'espérer autant que moi. Il y avait l'impression d'être la source de mes problèmes vu que c'est sur lui que toute ma colère retomber en fin de mois. Il se protégeaint aussi de ces tornades en fuyant ... C'était terrible et déchirant car nous nous sommes quittés on nous aimant très fort.  Nous pleurions tous les deux à chaudes larmes en nous disant que nous faisons ce qui était le mieux pour nous vu que nous n'arrivions pas à vivre ensemble.


Ce qui fait que nous sommes encore ensemble aujourd'hui, c'est que entre-temps j'ai appris à me connaître ,  et j'ai pu conscientiser mon problème. C'est aussi à cette période là que j'ai mis le doigt sur le fait que c'était corrélé avec l'arrivée de mes régle/chute d'hormones. 

Et c'est aussi à ce moment-là que j'ai entendu pour la première fois le mot "trouble dysphorique prémenstruel" 


Après 2 ans de séparation dont une année sans se voir, avons décidé de nous remettre ensemble. Car nous nous aimions toujours très très fort

 Que chacun avait évolué de son côté et fait un petit peu plus connaissance avec soi-même. Nous avons entre-temps aussi muri ,nous sommes capables d'exprimer un peu mieux nos besoins et de communiquer un peu plus clairement. Et pour être tout à fait honnête c'est vraiment cette meilleure connaissance du TDPM qui nous permet aujourd'hui de fonctionner à nouveau en couple. 


Alors un grand merci à l'asso et à toutes celles qui ont pris la parole à ce sujet et à toutes les personnes qui font les recherches nécessaires pour trouver des traitements et des solutions  vous m'avez permis de ne pas perdre l'homme de ma vie. Mon pillier , et ma plus belle histoire d'amour. 


Aussi pour tout ce qui est de la sphère hors du couple je sais que ça a été très difficile pour ma famille que ce soit , mes parents qui étaient désemparés depuis mon adolescence de me voir dans cet état, ne comprenez pas ce qui m'arrivait ni quoi faire pour m'aider, que ce soit mon frère et mes colocs de l'époque avec qui nous étions en coloc avec mon conjoint aussi avant la rupture


Tout le monde en a pris pour son grade des éclaboussures de colères, et de mes périodes dépressives temporaire...  Puis un jour quand j'ai pu auto diagnostiquer tout ça à conscientiser mes besoins en fin de cycle et que j'ai commencé à communiquer avec eux sur mes particularités ils ont compris que cette colère ne leur était pas destinée , que je vivais juste en effondrement chimique par hormonal ds mon corps  et donc émotionnel contrôlable malgré toute ma bonne volonté et que j'avais juste besoin de soutien de confort et de réconfort dans ces moments-là et tout le monde a été super bienveillant et présent avec moi. J'ai beaucoup de chance...  De ne pas avoir perdu ces amis cette famille et ces gens que j'aime très fort. C'était moins une. Je crois que je me serais enfoncé très profond dans la détresse un seuil ou je n'en serait sûrement pas ressorti. 


J'ai aussi perdu plusieurs amies filles avec qui j'étais très copine, je pense que un certain moment j'ai été très désagréable et un petit peu trop sans tact dans les périodes de détresse où j'ai pu les envoyer peut-être éclore ces amitiés de manière définitive. J'ai exprimé ce que j'ai exprimé plus haut à mes proches mais certaines d'entre elles n'étaient pas capable de le comprendre ou de le vivre à mes côtés c'est comme ça. Des fois je me dis qu'elle aussi était dans des périodes compliqué 


J'imagine qu'elles aussi étaient dans des périodes de sensibilité et nos deux sensibilités en face à face on crée pour deux ou trois personnes des problèmes que nous n'avons pas pu résoudre. J'ai préféré clore ces amitiés pour ne pas alimenter plus ces périodes de stress et de complexité. Sentant que ces personnes n'amélioraient pas mon cas. 


Témoignage de Giulia

Les impacts? Pendant 3 jours, c'est le conjoint qui gère tout à la maison tandis que moi je me recroqueville en attendant que ça passe (pas de sortie, reporter à plus tard un maximum d'activités, de RDV, de décisions...). l y a ceux avec qui tu es assez l'aise pour tout expliquer et qui comprennent, ceux à qui tu expliques mais qui ne réalisent pas..et ceux à qui tu ne pourras jamais faire comprendre!



Témoignage de Amélie

Choses mises en place : ne pas prendre de décisions quand je suis en TDPM, car je sais que cela ne représente pas ce que je peux penser le reste du temps et afin de ne pas être amené à regretter plus tard. Je me met à l’écart quand je suis irritable, énervée ou quand je prends quelque chose de mal afin de ne pas déverser ma colère


Difficultés : beaucoup de solitude. Même parmi les gens qui savent que je suis atteinte du TDPM, il y a souvent assez peu d’efforts pour savoir comment je vais. Soit les gens présument, soit ils pensent que je veux faire comme si de rien n’était, ce qui (s’ils prenaient le temps de me poser la question) ne me convient pas du tout. Parfois de grosses envies de parler de ce que je ressens, d’à quel point je me sens coincée dans tous mes ressentis car je ne sais qu’ils ne sont pas réalistes mais ces mêmes inquiétudes me font dire que je veux pas les faire chier avec mes problèmes. Et j’ai souvent du mal à parler, à mettre les mots. On a tendance à se renfermer


Crises d’angoisses souvent engendrées par ma relation amoureuse, car pas safe et me dit souvent des trucs qui m’inquiètent, me restent dans la tête et dans ces cas-là je suis incapable de rationnaliser. J’ai souvent peur d’être aussi dur envers un autre futur compagnon même s’il était beaucoup plus attentif, bienveillant, etc.


Il est tellement difficile de se reconnaitre dans ces moments là que je me dis que les personnes de notre entourage doivent aussi peiner à nous reconnaitre. Cela me fait aussi beaucoup douter de ma personne, de ce que je mérite. En me disant que vu que je suis compliqué, je mérite moins



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